Interview

Interview spéciale de la 1000ème Colibri lyonnaise ! Pauline Souchaud, artiste peintre

Interview de Pauline Souchaud par Sylvine.

Le blog Colibris vise aussi à faire connaître ceux qui, comme vous, font leur part au quotidien en mettant en oeuvre leurs aptitudes variées et complémentaires ! La 1000e membre de Colibris 69 Lyon Reliance s'avère être artiste peintre, réalisatrice d'un tableau joliment intitulé "La part du Colibris" ! Nous avons voulu en savoir plus sur l'oeuvre de cette nouvelle membre de l'association, qui a également mis sa créativité au service de causes sociales en Amérique du Sud.

Tu as réalisé une toile que tu as nommée "La Part du Colibri". A-t-elle un lien avec la légende du colibri telle que la racontent Pierre Rabhi et le mouvement qui en découle ?

Ma toile intitulée 'La part du Colibri' est bien sûr directement liée à la légende du colibri et au livre de Pierre Rabhi "La part du Colibri, l'espèce humaine face à son devenir". Un petit livre d'une cinquantaine de pages mais tellement grand quant à son contenu.

J'avoue que j'avais entendu parler du Mouvement Colibris, mais sans y prendre réellement part, ayant passé deux années au Mexique, puis une petite année à Paris. Je ne suis installée à Lyon que depuis l'hiver dernier. Même si l'envie d'ailleurs restera toujours présente, je compte bien rester dans le coin un moment. La rencontre avec Colibris 69 marque le début d'une chouette nouvelle aventure.


Tableau « La Part du Colibri », Acrylique sur toile, 116X90cm, 2013.

Comment s'est passée cette rencontre avec le livre ?

Ma rencontre avec ce livre s'est faite il y a de ça quelques années, alors que j'étudiais aux Beaux Arts, par le biais d'un ami qui m'a prêté son livre. J'en profite d'ailleurs pour lui faire un clin d'oeil : Karl est en ce moment même en train de revenir d'un voyage à vélo, de Nantes à Istanbul, avec son fidèle compagnon à quatre pattes : "Eldorado". Belle action 'colibriesque' d'ailleurs, et je pense que son aventure pourrait résonner avec le mouvement Colibris. Je pourrais vous mettre en contact avec lui à son retour.

J'ai moi-même par la suite prêté ce livre à diverses reprises, même ma mère l'a lu et c'est là toute la force de ce livre : il touche tout le monde, au delà des générations et des cultures et ce, grâce à sa justesse poétique.



Livre "La part du Colibris", Pierre Rabhi.

La peinture est-elle ton moyen à toi de faire ta part ?

La peinture c'est mon exutoire. Dans mes tableaux resurgissent mes pensées, qu'elles soient positives ou négatives. Elles surgissent toujours d'un besoin de communiquer, ou plutôt de faire partager mon ressenti, intimement lié aux divers événements qui me font écho.

Certaines toiles, comme 'La part du Colibri' se veulent explicitement engagées. D'autres, plus sensitives, transmettent un message que chacun réinterprète en fonction de son parcours de vie. Alors, dire que la peinture est un moyen de faire ma part, je ne sais pas, j'espère qu'elle y contribue, c'est en tout cas une nécessité.

     
Pauline Souchaud à l'oeuvre / Projet "not your target", Mexique, dans le village d'Altzayanca, où la sécheresse fait rage et où l'accès à l'eau est difficile. / Intervention avec le comité des droits de l'homme.

De quelle manière fais tu passer l'espoir dans ton tableau "La part du Colibris" ?

Ce tableau compte beaucoup pour moi. Partie d'une vision plutôt noire, voire apocalyptique, j'ai superposé les couches afin d'aboutir à une sensation de chaos apaisant, avec ces suggestions de planètes dégoulinantes. Puis le Colibri s'invite, d'une ligne claire et marquée, semblant guidé par des rayons lumineux, il pose son long bec de manière presque centrale, faisant jaillir ce halo immaculé, synonyme d'espoir.


Exposition Festival "Ca fait Zizir" Lyon 8. 20 septembre 2014 

Où peut-on voir tes travaux dans les mois qui viennent ?

J'expose ce week end, (le 26 et 27 septembre), au festival 'Le chant des pierres' à St Jean des Vignes et je vous ferai part des projets à venir.

http://paulinesouchaud.blogspot.fr/

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Pourquoi j'adopte une courge ?...

Pourquoi j’adopte une courge ?

Interview de David par Annick, au nom du groupe Agroécologie de Colibris 69 Lyon Reliance.

« Adopte une courge » : un intitulé saugrenu qui interpelle et déconcerte au premier abord… Passé le cap des hypothèses les plus farfelues, la curiosité pousse à en savoir plus…mais enfin, de quoi s’agit-il ? Pourquoi et comment adopter une courge ?

Pour répondre aux curieux, nous avons enquêté auprès du groupe Agroécologie, représenté par David dans l'interview ci-dessous. Passionné de permaculture, il est l'un des initiateurs de ce projet et fait partie des organisateurs de ces journées pas comme les autres...

  

Quel est l’objectif du projet « adopte une courge » et d’où est partie l’idée ?

Une des missions des Colibris c'est de RELIER : pour le projet « Adopte Une Courge », le principe qui nous tenait à cœur, c'était de créer du lien entre ville et campagne, entre espace de production et de consommation. Ces deux mondes se connaissent peu et appréhendent difficilement les réalités des uns et des autres.

Si nous parlons de production et de consommation, c'est que ce projet est centré sur la question de la nourriture, de l'agriculture et, plus largement, sur la valeur réelle des aliments, que l'on perd trop souvent. Dans nos vies urbaines « hors sol », une tomate est un « truc » sans goût et pas cher, qui vient de loin et qu'on oublie au fond de son frigo.

Nous avons donc voulu mettre en avant et soutenir des producteurs bio, et permettre à d'autres de découvrir leur travail.

Enfin, nous souhaitions mettre en valeur des lieux de vente alternatifs. Nous nous sommes tournés vers les épiceries sociales et solidaires, et nous continuons à rencontrer d'autres structures.

        

Quel est le principe général ?

Le principe d'Adopte une Courge, c'est de cultiver une parcelle de courges et autres potirons chez un maraîcher bio. Cela nous permet d'inviter des Lyonnais à venir passer un dimanche dans une ferme maraîchère pour mettre la main à la pâte, participer à la culture des courges, mais aussi à celle d'autres légumes.

C'est l'occasion de partager des moments conviviaux, le repas du midi, et un temps de découverte/formation animé par des intervenants extérieurs ou par un membre colibri spécialiste du sujet. Les premières animations ont porté sur la biodiversité, les plantes médicinales, la permaculture.

En résumé, il s'agit d'une sorte de woofing à la journée : on met les mains dans la terre, on apprend et on s'amuse, à l'extérieur, loin du centre-ville.



Sur place, comment ça se passe ?

Toujours dans la bonne humeur ! Pour le transport, nous communiquons à chaque participant les coordonnées des autres ainsi que les nôtres afin d'organiser le covoiturage.

La journée commence à 9h, ce qui permet d'éviter les grosses chaleurs. Le matin est consacré aux tâches agricoles et on partage ensuite le repas avec les jardiniers des Pot'iront. L'après-midi est occupée par la découverte/formation.

Ces moments conviviaux d'échange et de partage créent du lien. En général, la journée se prolonge chez les uns ou les autres...  

Comment se sont établis les liens avec le jardin collectif ainsi que l’épicerie sociale et solidaire partenaires, et quels sont vos accords ?

Nous avons choisi de collaborer avec les Pot'Iront, qui se situent, pour simplifier, entre le jardin partagé et l'AMAP. La ferme est à Décines, dans l'est lyonnais. En échange du prêt d'une parcelle, les participants d'Adopte une Courge aident les adhérents/jardiniers des Pot'Iront sur leurs cultures. Cela permet de découvrir d'autres légumes et méthodes, ainsi que de passer un moment convivial avec tous les jardiniers.

Pour la vente, nous sommes en lien avec la Passerelle d'Eau de Robec, épicerie sociale et solidaire située en bas des pentes de la Croix-Rousse.

Qui peut participer, comment se joindre au projet ?

Tout le monde peut participer (même avec des enfants), avec la possibilité de venir d'un rendez-vous à l'autre, mais sans obligation. Pour cela, vous pouvez vous tenir informés sur la page d'accueil du présent site web et dans la partie agenda > actions. vous y trouverez le formulaire d'inscription pour la prochaine journée : toutes les autres infos suivront. En général, nous relayons aussi l'information sur facebook.

Quels sont les retours des participants ?

Jusqu'ici, très positifs ! C'est encourageant et stimulant : la découverte du maraichage et les découvertes/formations se font dans un contexte convivial.

Envisagez-vous de poursuivre le projet l’an prochain ?

Bien sûr, c'est très tentant  étant donné le plaisir que nous avons à vivre ce projet ensemble, à rencontrer toutes ces personnes. Mais pour l'instant, nous envisageons d'abord de finir l'année, de bichonner nos courges et de tout mener jusqu'au bout.

Il paraît que le projet essaime déjà … ?

Ehé, apparemment. D'ailleurs le projet inspire les artistes, voir le dessin d'un caricaturiste de talent qui a participé à une journée Adopte une Courge (bravo et merci à lui pour cette belle illustration ! :). Et La Ruche qui dit oui nous fait le plaisir de reprendre l'idée à sa sauce.

Vous avez déjà participé aux journées "Adopte une courge" ou êtes désireux d'en savoir plus sur le projet : le champ "commentaires" recueille vos expériences, suggestions, questions ;)


3 questions à Hugo, de La Ruche qui dit oui

Comment as-tu découvert le projet « Adopte une courge » ?
Lors de la première réunion d'information des Colibris de Lyon, où Jean, maraîcher et référent du groupe Agriculture, nous avait soumis l'idée.

Pourquoi et comment as-tu mis en place ce projet à La Ruche qui dit oui ?
J'ai trouvé le concept très sympa, fédérateur et que cela représentait un beau prétexte pour emmener du monde voir les cultures de notre ami Nicolas, maraîcher de la Ruche.

Concrètement, comment se déroule le projet actuellement ?
Nous sommes partis un dimanche de mai à une douzaine planter les planches de courges de Nicolas (butternut, muscade et potimarron principalement).
C'était au final plutôt détente, car Nico avait tout bien préparé avant notre arrivée. Tout le monde a joué le jeu, les enfants ont adoré, puis nous avons fini par une visite de l'exploitation et un apéro convivial.

Pour la suite, nous ne graverons peut-être pas les courges par manque de disponibilités, mais chacun recevra sa courge à l'automne en récompense !


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